Horizon

 



La ligne est tracée, s'y couche le soleil.
Il la souligne et colore de vermeil. Puis d'un coup, il bascule l'inclinaison; Entre terre et mer s'efface l'horizon. Les cimes des montagnes grignotent le ciel. Tu flottes léger dans ce monde irréel. La brume enveloppe leur pied de coton Offrant à tes rêves un nouvel horizon.
Au bébé, le berceau est son univers. À l'adolescent, les pulsions, ses repères. La vie d'homme impose tant d'obligations, Au vieillard elle transforme son horizon. Sur la terre, dans l'océan, dans le désert, C'est une marque, un indice, un amer Où celles et ceux qui nous quittent s'en vont, Là où nous irons : au-delà de l'horizon.




© Gérard Dézèmerie Sept 23

Photos: juin 24. Gérard Dézèmerie. Nieul sur Mer

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